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WHITE Deena

DATES DE SEJOUR | DATES OF STAY : du from 01/09/2017 au to 30/06/2018


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BIOGRAPHIE : Deena White est professeure titulaire au département de sociologie à l’université de Montréal. Spécialiste de sociologie politique, elle s’intéresse plus spécifiquement aux politiques publiques vues sous l’angle de l’action des groupes de la société civile sur leur développement et leur mise en œuvre. Les champs où elle a étudié ces processus au cours de sa carrière comprennent, entre autres, la santé au travail, la santé mentale, l’insertion en emploi l ation citoyenne des grassroots et la revitalisation urbaine. Dans le cadre de ces recherches, elle se penche particulièrement sur les relations État-société civile et sur les nouvelles formes de gouvernance en réseau, telle que l’action intersectorielle locale. Ses recherches sont menées en étroite collaboration avec divers regroupements en dehors du milieu universitaire, que ce soit en s’alliant à des organisations de la base, à des structures administratives ou les deux en même temps - approche assez délicate ! De 2010 à 2017, elle a dirigé le Centre de recherche et de partage des savoirs InterActions (FRQSC) et elle continue, depuis 2012, à diriger le Partenariat ARIMA (CRSH), les deux ayant pour mission de développer la recherche sociale sur l’interdépendance des réseaux de soin et de soutien publics, privés et personnels, en étroite collaboration avec les intervenants et les citoyens, afin de contribuer au développement de pratiques innovantes et à l’amélioration des conditions de vie.

BIOGRAPHY: Deena White is full professor in the Department of Sociology at the Université de Montréal, where she has taught since 1989. Specializing in political sociology, she is interested in public policy from the perspective of social action within civil society, and more specifically, in the influence of these groups on public policy development and their contradictory participation in its implementation. She has studied these processes in a variety of areas, including, for example, health in the workplace, mental health, employment activation, and urban renewal. In each of these areas, she focuses on the dynamics and efficacy of new forms of network governance, such as local intersectoral action. Her projects are typically carried out in close collaboration with various groups outside the university milieu, whether in alliance with grassroots organisations or government groups, or both at the same time – a rather delicate affair! From 1997 to 2003, she was responsible for one of the first university-community partnerships in Canada (CQRS). From 2010 to 2017, she directed the Recherche and Knowledge-sharing Centre, InterActions (FRQSC) and she continues to direct, since 2012, the ARIMA partnership (SSHRC). Both of these laboratories develop social research on the interdependence of public, private and personal networks of care and support, in collaboration with practitioners and citizens, with a view to contributing to innovative practices and improved circumstances for vulnerable groups.


PROJET DE RECHERCHE : DES INSTITUTIONS INSTABLES A L’INNOVATION SOCIALE LOCALE

 Ce projet a pour objectif de faire avancer notre compréhension des effets « collatéraux » de l’instabilité de nos institutions sociales et politiques, telle qu’observée dans plusieurs sociétés occidentales depuis le tournant du XXIe siècle. Il s’agit des réformes répétées à des intervalles rapprochés, souvent liées à des bouleversements politiques, touchant notamment les secteurs sociaux, de la santé ou de la gouvernance locale. Parallèlement, à l’échelle locale, le partenariat, la participation citoyenne et l’action collective et intersectorielle sont de plus en plus apparus comme des compléments essentiels aux actions publiques des gouvernements nationaux pris par l’inconstance politique et l’austérité. Pensons, à cette échelle, aux comités de revitalisation urbaine, aux tables ou conseils de quartier, ou aux réseaux locaux de soins et services pour personnes aînées – formes d’action collective qu’on retrouve à Lyon comme à Montréal et ailleurs. Le point de départ du projet, ce sont ces réseaux locaux d’action collective, typiquement hybrides (mixité d’acteurs publics et de la société civile), puisque c’est à travers de tels réseaux que les réformes nationales d’envergure institutionnelle se répercutent sur la population. Nous partons de l’hypothèse selon laquelle les perturbations institutionnelles seraient vécues dans ces réseaux locaux comme des « chocs exogènes » et nous visons analyser la dynamique interne déclenchée ainsi que les stratégies forcément innovantes qu’ils déploient face à ces réformes qui perturbent leur fonctionnement. De cette manière, nous visons à documenter l’évolution de l’action publique dans des conditions où l’État central risque de devenir un acteur de plus en plus imprévisible et même perturbant. Ce projet se développerait avec la collaboration des collègues de la Chaire UNESCO Politiques urbaines et citoyenneté, associé à l’équipe de Recherches Interdisciplinaires Ville, Espace, Société (RIVES) à l’ENTPE, au sein du laboratoire Environnement Ville Société (EVS), et du groupement thématique (GT24) de l’Association Internationale de la sociologie de langue française, portant sur la sociologie des institutions.

 

RESEARCH PROJECT: FROM UNSTABLE INSTITUTIONS TO LOCAL SOCIAL INNOVATION

This project aims to advance our understanding of the collateral effects of growing instability in Western social and political institutions. Since the dawn of the 21st century, we have seen repeated reforms, at close intervals, and often linked to political upsets, affecting sectors such as social and health services, or local governance. At the same time, at the local level, partnerships, citizen participation and intersectoral collective action are increasingly seen as essential complements to the public actions of national governments hampered by political inconsistency and austerity. At this level, examples in Lyon and in Montreal, include local urban renewal councils, neighbourhood coordinating committees, intersectoral social development roundtables, and local service networks for the elderly. These sorts of local networks, typically including representatives of both the public sector and civil society. They form the starting point for this project, because it is in part through such local networks of collective action that significant national, institutional reforms reverberate within the population. We hypothesise that institutional disruption is experience in local networks as an “exogenous shock”. We analyse the internal dynamics that are unleashed within these local networks, as well as the necessarily innovative strategies they deploy to compensate for the disruption brought on by institutional reforms. In this way, we hope to document an evolution in the way that public action is deployed, under conditions in which the central state may be an increasingly unpredictable and disruptive actor. This project will benefit from the collaboration of colleagues at the UNESCO chair Politiques urbaines et citoyenneté, and those in the working group on institutions (GT24) of the International Association of French-language Sociologists (AISLF).

MOTS-CLÉS | KEYWORDS : Sociologie politique ; changement social ; dynamique institutionnelle ; réseaux d’acteurs ; gouvernance locale ; action intersectorielle ; innovation sociale – Politicial sociology; social change; institutional dynamics; actor networks; local governance ; intersectoral action; social innovation


PUBLICATIONS PRINCIPALES | MAIN PUBLICATIONS :

Brossard, B. et White D., dir (2016). La santé en réseaux. Explorations des approches relationnelles dans la recherche sociale au Québec. Québec : Presses de l'Université du Québec. 250 pp.

White, D. (2016). Des savoirs aux pouvoirs ? La mobilisation d’approches relationnelles pour la recherche action. Dans B. Brossard et D. White (Eds.), La santé en réseaux. Explorations des approches relationnelles dans la recherche sociale au Québec. Québec : PUQ

White, Deena (2015) Les déterminants institutionnels de l’exclusion : À quoi doit servir l’action intersectorielle ? Le partenaire, Revue de l’Association québécoise de la réadaptation psychosociale. Volume 24 No 1. En ligne : www.aqrp‐sm.org/publications‐de‐laqrp/revue‐le‐partenaire/publications‐membres‐et‐abonnes/volume‐24‐no‐1‐ete‐2015/

Carpentier N, White D. (2013). Perspective des parcours de vie et sociologie de lindividuation. Sociologie & Sociétés. 45(1): 279‐300.

Suarez‐Herrera J‐C, White D, Battaglini A. (2013). La recherche participative en CSSS‐CAU : le cas du projet Partenariat « ARIMA » comme réseau innovateur de traduction des savoirs. Nouvelles Pratiques Sociales. 25(2): 73‐88.

White, Deena. (2012). L’institutionnalisation de la résistance : La politique québécoise de reconnaissance et de soutien de l’action communautaire, Cahiers de recherche sociologique, (53): 89‐120.

White D. (2012). Interest representation and organization in civil society: Ontario and Quebec compared. British Journal of Canadian Studies. 25(2): 199‐229.

White D. (2008). La Prestation nationale pour enfants du Canada : Politique de famille, de lutte contre la pauvreté ou d’insertion? Revue française des affaires sociales. 2008(4): 165‐192.

White, D. (2005) State‐third sector partnership frameworks: from administration to participation, in Paul Henman and Menno Fenger (ed.) (2005) Administering Welfare Reform: International transformations in welfare governance, Policy Press, Bristol.

White, D. (2005) L’économie sociale: est-elle conciliable avec léconomie politique libérale? Dans Les chantiers de l’économie sociale et solidaire, sous la dir. De Alain Amintas, Rennes : Presse de l’université de Rennes.

White D. (2004). The voluntary sector, community sector and social economy in Canada: Why one is not the other. Zimmer A, Stecker C. Strategy Mix. Nonprofit Organisations‐Vehicles for Social and Labour Market Integration., Kluwer Academic / Plenum Publishers, New York.

White, D. (2003) Social Policy and Solidarity, Orphans of the New Model of Social Cohesion, Canadian Journal of Sociology, 28 (1): 51‐76 White, D., (avec la collaboration de L. Jobin, D. McCann, P. Morin) (2002) Pour sortir des sentiers battus : L'action intersectorielle en santé mentale, Publications du Québec (313 pages).

Lévesque, M., & White, D., (2002) La mobilisation des réseaux sociaux pour la sortie de l'aide sociale, Revue canadienne de politique sociale/Canadian Review of Social Policy, 49‐50 : 139‐154

Carpentier, N., White, D. (2002) Cohesion of the Primary Social Network and the Initial Contacts with Psychiatric Services, Journal of Behavioral Health and Research, 20 (4): 404‐418

Bilodeau A., Chamberland C., White D. (2002) L'innovation sociale, une condition pour accroître la qualité de l'action en partenariat dans le champ de la santé publique, Revue canadienne d'évaluation de programme, 17 (2).

Lévesque, M., & White, D.(2001) Capital social, capital humain et sortie de l'aide sociale pour des prestataires de longue durée, Cahiers canadiens de sociologie/Canadian Journal of Sociology, 26 (2) : 167‐192.

Carpentier, N., & White, D. (2001) Le soutien social : mise à jour et raffermissement d'un concept, in Henri Dorvil et Robert Mayer (éditeurs), Problèmes sociaux : tome 1 : Théories et méthodologies, St‐Foy : Presses de l'Université du Québec.

White, D., & Lévesque, M. (2001) Les paradoxes du développement de l'employabilité des personnes assistées sociales, in Henri Dorvil et Robert Mayer (éditeurs), Problèmes sociaux : tome 2 : Études de cas et interventions sociales, St‐Foy : Presses de l'Université du Québec.
White, D. (2000) Consumer and Community participation: A reassessment of process, impact and value in Albrecht, Fitzpatrick and Scrimshaw, Handbook of Social Studies in Medicine, Sage.

 
 

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Mise à jour le 20 septembre 2017
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