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19/05/2017 - Séminaire : « Régimes de soin : la tutelle islamique (“kafala”) et l’adoption transnationale des orphelins musulmans »

Chercheurs invités, Séminaire
 KATHERINE HOFFMAN / Séminaire de l'équipe Dynamiques sociales et politiques de la vie privée (Centre Max Weber) 
19 mai 2017
10h-13h

Lieu(x) :

Salle Berty Albrecht de l’Institut des sciences de l’homme
16 avenue Berthelot - 69007 Lyon
L’équipe "Dynamiques sociales et politiques de la vie privée" du Centre Max Weber, reçoit Katherine E. Hoffman, résidente au Collegium en 2016-2017, pour la cinquième séance publique de son séminaire.
Katherine E. Hoffman est spécialisée dans la relation entre l’ethnicité, le droit, l’histoire, la politique économique et l’expressivité culturelle.
Intitulé de l’intervention : « Régimes de soin : la tutelle islamique (“kafala”) et l’adoption transnationale des orphelins musulmans »

Résumé partiel
: cette communication se propose d’examiner la transposition de la tutelle islamique (kafala en arabe) des enfants abandonnés nés en Algérie et au Maroc et élevés par des citoyens français (souvent d’origine maghrébine). L’existence des familles formées par kafala entraîne en pratique une confrontation juridique des conceptions de la famille et de la possibilité d’une parenté non-biologique et même non-matrimoniale des enfants nés dans les pays qui prohibent l’adoption (tabanni en arabe). Le parent kafil, qu’il soit au Maroc, en Algérie, ou à l’étranger, assume la délégation d’autorité parentale afin d’assurer la protection, la satisfaction des besoins, et l’éducation de l’enfant makfoul jusqu’à l’âge adulte, une obligation de soin qui n’entraine ni droits de filiation ni succession. Bien que de nombreux parents kafils considèrent leurs charges comme leurs propres enfants, en France, ces familles de facto sont mis en question par les institutions et les législations limitant leur accès au statut de famille de jure.
L’approche qualitative et anthropologique de ce projet de recherche prend en considération le vécu de ces familles aux marges de la parenté, les besoins des enfants adoptés aux services sociaux et psychologiques suite à l’abandon maternel, et les acteurs sociaux, les documents, les législations, et les idéologies qu’ils rencontrent au long de leurs efforts de solidifier et légitimer leur vie familiale. Il s’agit d’une question sociale brûlante dans la mesure où la France est confrontée aux difficultés juridiques que posent ses familles musulmanes transnationales, dans un contexte où les parents candidats se tournent de plus en plus vers l’Afrique du Nord, face au déclin des possibilités d’adoption nationale ou internationale.

Plus d'information sur le site du Centre Max Weber.
 

Contact :

Clavandier Gaelle
 
 
 

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Mise à jour le 17 mai 2017
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